10/10 La parole, Terre d'envol

 

Editorial d'octobre 2010

La Parole, Terre d'envol 

 

 

Les écrits restent, les paroles s'envolent… Et si nous nous envolions avec elles ?

 

Une terrible maladie silencieuse sévit subrepticement dans nos contrées, et depuis fort longtemps. Pourtant, le remède est simple. On peut pratiquement dire qu'il est connu depuis toujours. Mais visiblement, son mode d'utilisation n'est pas au point. Heureusement, quelques signes encourageants nous font espérer une sortie du tunnel prochaine.

La maladie en question ? Il s'agit du non-dit, ou du mal-dit. Toutes ces choses que l'on garde profondément en soi, ou que l'on cache, consciemment ou non. Alors, elles nous pourrissent l'existence, silencieusement, discrètement mais inexorablement. Des relations se coupent, des familles se disloquent, des liaisons amoureuses se transforment en guerres, et le soleil intérieur ne diffuse plus qu'une faible lueur à la place de sa douce chaleur, étouffé derrière un brouillard de non communication.

 

Pourtant, s'il est question de non-dits, il devrait suffire de dire, pourrions-nous penser, en bons cartésiens que nous sommes. Nous aurions ainsi la réponse au problème, qui pourrait être considéré comme traité. Et c'est vrai que bien souvent, ce pauvre Descartes est cité pour justifier, par exemple, de ne pas prendre en considération la puissance de l'inconscient ou des diverses somatisations d'origines psychologiques. Ce raisonnement purement logique et digne de St Thomas, qui ne croit que ce qu'il voit, a bien été la pensée dominante dans nos sociétés occidentales.

 

Mais, non, ce n'est pas si simple. On ne peut pas tout simplement dire ce que notre inconscient nous pousse puissamment à garder pour soi. Il faut donc réapprendre à communiquer, se réapproprier sa parole. Le mouvement est en cours. C'est une véritable révolution silencieuse qui est en marche. Sur un divan, dans un café-philo, entre amis ou dans une dynamique de groupe, la tendance est à aller vers l'authenticité, la sincérité et la profondeur. Chacun à son rythme. Des inerties et des peurs subsistent, bien sûr, et si l'on oriente son regard sur "ce qui ne va pas", on peut avoir du mal à partager cette vision optimiste. Mais n'oublions pas que, lorsque le soleil se lève, les ombres deviennent plus visibles.

 

Au Cyclamen Blanc, nous apportons notre pierre à l'édifice en proposant des cercles de Tantra, dans lesquelles la parole est sacrée et respectée. Elle fait partie des moyens utilisés pour que nous puissions œuvrer collectivement à l'avènement d'une nouvelle période, évidemment nécessaire, avec des règles du jeu différentes, permettant d'espérer un plus grand respect de tous, humains, animaux, végétaux et autres.

 

La nature nous a donné la vie, nous avons développé le langage, nous pouvons utiliser la parole juste, pour aller encore plus loin et plus haut.

 

  Bon cheminement à tous et à toutes

 

Hervé

Le cyclamen Blanc

 Kundalini yoga et cercles de tantra

 

 

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