04/11 La sadhana (2)
 

La sadhana (2)

 

Nous avions le mois dernier évoqué la Sadhana plutôt dans sa philosophie. Yogi Bhajan nous a enseigné sa mise en œuvre dans le cadre du kundalini yoga, en insistant bien sur le fait que sa pratique est la condition indispensable pour connaître cette science de la vie et en recueillir les bienfaits.

Voyons à présent en quoi cela consiste.

 

Dans les grandes lignes, il s'agit de se lever tôt, cinq heures ou six heures du matin, selon le niveau d'investissement choisi, de prendre une douche froide, boire une grande quantité d'eau, s'habiller en blanc, et pratiquer un kriya, et ce durant au moins quarante jours.

Mais une sadhana, c'est bien plus que cela. Cette expérience très riche offre de très nombreux fruits, dont la récolte sera fonction de l'attitude du pratiquant. Cela dépend tout d'abord d'où il se situe sur son parcours personnel. Il est habituel de dire qu'une sadhana est un grand nettoyage, du corps, de l'esprit, de l'égo… Et c'est vrai que ça peut remuer. D'une part, les techniques du kundalini yoga sont très puissantes. Un travail sur le champ magnétique ou sur la colonne vertébrale n'auront pas les mêmes effets et les implications psychologiques seront différentes. Parmi les invariants, le pratiquant rencontrera très probablement la lutte intérieure pour sortir du lit lorsque le réveil le fait sursauter en plein rêve, surtout au début. Pourquoi se lever, au nom de quoi ou de qui, alors qu'on est si bien au lit ? Est-ce une injonction du père intérieur, du Surmoi, comme le nomment les psychologues, ou au contraire du Soi le plus divin dans une invitation à trouver un chemin d'élévation ? On pourrait le formuler autrement en évoquant le choix entre la jouissance et la satisfaction, entre la montée et la descente... Faire une sadhana, c'est s'investir. Et un investissement demande du temps, de la patience et de la détermination. Mais rien n'interdit de faciliter les choses, de lisser la pente.

Ainsi, la préparation est importante. Il convient de se préparer un petit endroit aimé pour la pratique. Il devra être prêt le matin, et accueillant. Préparez-vous une petite couverture en fibre naturelle ou une peau, comme préconisé pour couper le champ magnétique, ainsi qu'une bougie, voire un encens, bien que la fenêtre doive restée ouverte pour laisser entrer le prana, le souffle de vie. Il vous faut également un moyen de mesurer les temps des postures. Et trouvez-vous vos repères. En ce qui me concerne, j'ai repéré deux moments de joie qui reviennent immanquablement, juste après la douche froide, et au moment précis où je m'assoie. Mais c'est tout à fait personnel. A chacun de se trouver ses rituels.

Pour le reste, il faut compter en général entre une heure et quart et une heure et demie pour une pratique complète, en comptant le lever et la douche.

Et pour finir, il est plus agréable et plus facile de se lancer dans la pratique en étant entouré, et même encadré par son professeur pour les élèves ne l'ayant pas encore expérimentée. Il vous aidera à choisir la série la mieux adaptée pour vous. Après ça, il suffit de prendre le temps de se préparer dans sa tête, puis de se lancer…

 

Bonne Sadhana !

Petit cadeau de la vie : en ce moment, au printemps, les oiseaux chantent à 6h, c'est un vrai régal. A 8 h, c'est fini.

Hervé

Le cyclamen Blanc

 Kundalini yoga et cercles de tantra

 

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