05/13 l’humanité fera-t-elle partie de l’avenir de la Gaïa, la Terre vivante

Edito de mai : l’humanité fera-t-elle partie de l’avenir de la Gaïa, la Terre vivante ?

L’hypothèse Gaïa de James Lovelock, parue en 1970, est de mieux en mieux connue, aussi bien de la communauté scientifique que du grand public. Elle propose de considérer la Terre comme un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d'années, en harmonie avec la vie.

La question qui vient alors très rapidement concerne le rôle que jouerait l’humanité dans ce système. Sommes-nous le siège de la partie la plus structurée de sa pensée, de son intelligence, ce qui serait une vision très positive et optimiste ? Ou bien au contraire un cancer qui la ronge et qui s’étend de plus en plus, année après année ?

L’homme est devenu la première force modificatrice de la Terre, modifiant considérablement la lithosphère, l’atmosphère, l’hydrosphère et la biosphère, avec une puissance dont elle n’a jamais disposée auparavant. Les vitesses de modification sont devenues très élevées au regard de l’évolution géologique. Cela donne le vertige. Avant le développement accéléré de l’humanité, la Terre et la nature qu’elle porte évoluait à un rythme bien plus lent, plus sage pourrions-nous dire. Cette brutale accélération des modifications justifie aux yeux de certains scientifiques de proposer l’appellation anthropocène pour l’ère actuelle, commencée un siècle et demi en arrière avec la révolution industrielle.

Ces thèmes, je les développe largement dans mon dernier livre, « l’éveil des consciences », et je ne vais donc pas me répéter ici.

Pourtant, la légitime question de la survie de l’humanité nous préoccupe tous, et c’est celle-ci que je souhaite développer.

Commençons par considérer cette fameuse « intension » qui a permis à l’univers de se développer bien plus rapidement que ce lui aurait offert de simples réactions physico-chimiques entraînées uniquement par le hasard. Nous savons que l’âge de l’univers n’est pas compatible avec la survenue d’évènement créatifs de la complexité uniquement basés sur la chance, mais que « quelque chose » l’y a aidé. Marc Halévy, dans son livre « un univers complexe » l’appelle « intention ». D’autres, bien plus nombreux, le nomment Dieu, quand certains évoquent le destin. Nous ne manquons pas de choix.

Lors d’une récente conférence que je donnais en Suisse sur ces thèmes, un auditeur a réagi en nommant « amour » cette intention. Sur le coup, j’ai acquiescé car je suis en phase avec cette affirmation. C’est un peu plus tard seulement que j’ai réalisé qu’il m’offrait ainsi une formulation élégante de la réponse, fondamentalement positive, que je sentais intuitivement à la question posée ci-dessus.

En effet, s’il est inévitable que la représentation métaphorique de la Terre en tant qu’être vivant force à se représenter l’humanité comme une entité en prolifération, et donc menaçante, en faisant entrer l’amour comme force initiale, le tableau ne peut que s’embellir. Et c’est bien en phase avec les différentes versions du principe anthropique, dont la plus forte exprime que l’univers aurait été créé DANS LE BUT de créer la conscience autoréfléchie, dont l’être humain est le meilleur représentant.

Avançons, doucement, chacun à notre propre rythme dans nos perceptions et compréhension. Mais n’oublions pas une chose fondamentale : cela doit nous faire progresser sur notre chemin, et nous apporter la possibilité de vivre avec davantage de conscience, et de bonheur.

Bon cheminement

Hervé Bellut

Le Cyclamen Blanc

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