SCIENCE ET CONSCIENCE L intrication et ses conséquences philosophiques et spirituelles
L’intrication et ses conséquences philosophiques et spirituelles
RUBRIQUE SCIENCE ET CONSCIENCE

S’il est bien un sujet de la physique quantique qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est celui connu aujourd’hui sous le nom d’intrication. 
Initié par le débat entre Einstein et Bohr sur l’expérience en pensée associée au paradoxe EPR, ce phénomène a été démontré dans les années 80 par Aspect.
La science nous informe que deux particules ayant été en relation, lors d’un choc par exemple, restent liées, alors que le sens commun invite plutôt à considérer qu’une fois qu’elles se sont séparées, plus rien ne les relie l’une à l’autre. La théorie indique qu’elles ne peuvent être strictement identiques (on parle d’état de variables quantique). Elle impose également que leurs états ne soient soient figés que lors d’une nouvelle interaction, et même uniquement au moment où le résultat de la mesure entre dans la conscience du physicien qui l'effectue. On en arrive à dire qu’en réalité, elles ne forment qu’un unique objet, même si elles sont séparées par des années lumière. 
Si on ajoute le fait que, l’univers étant en expansion, il fût un temps où il était plus condensé, on en arrive à considérer que toutes les particules de l’univers sont liées ensemble et interdépendantes. Au bout du raisonnement, tous les constituants de l’univers ne forment qu’une seule entité, que certaines philosophies appellent le « grand Tout ». En réalité, disent-ils, nous ne sommes pas séparés les uns des autres mais faisons partie du grand tout.
C’est étonnant, paradoxal, difficile à accepter, et même à comprendre. De plus, il nous est dit que l'observateur modifie par sa conscience l'état du système qu'il observe.
Cette intrication générale peut nous amener à nous réapproprier notre pouvoir de projection sur le monde qui nous entoure. C’est le principe d’attraction. 
En voici l'idée :
Puisque le monde qui m’entoure n’est pas séparé de moi-même, et que je peux, par ma conscience, modifier l’état d’une particule, j’ai, par extension, le pouvoir sur tout mon environnement. C’est la fameuse pensée créatrice. Nos pensées créent le monde qui nous entoure, et nous sommes les artisans de notre vie.
Pour résumer :
Non séparation + conscience modifie les constituants de la matière => je crée les circonstances de ma vie.
Nous ne sommes pas loin de la pensée magique. 
Or, si ça marchait si simplement que cela, ça se saurait.
Alors, où pêche le raisonnement ?
La réponse est à chercher dans une autre révolution des idées qui s’est développée à la même période : la découverte de l’inconscient. 
En prenant en considération le fait que notre subconscient est bien plus actif que notre conscient et que c’est lui qui agit le plus fortement, alors là, oui, nous créons effectivement notre monde avec nos pensées, mais à travers notre inconscient.
Nous sommes alors proches de la notion asiatique d’arbre à désirs et de cette philosophie énonçant que nous avons désiré tout ce qui nous arrive, mais dont l’occurrence ne respecte pas l’ordre de nos désirs immédiats.
Physique, psychologie, spiritualité, philosophie, sociologie… Effectivement, tout est lié, ce qui justifie les quatre rubriques* de cette page.
*SCIENCE ET CONSCIENCE
CONNAIS-TOI TOI-MÊME
EVOLUTION SOCIÉTALE
PRATIQUE

Bon cheminement
Hervé Bellut

Pour + d’infos : Note de fin du livre « l’éveil des consciences », page 163
Paradoxe EPR
Le paradoxe EPR, abréviation de paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen, est une expérience de pensée, élaborée par Albert Einstein, Boris Podolsky et Nathan Rosen, dont le but premier était de réfuter l'interprétation de Copenhague de la physique quantique.
L'interprétation de Copenhague s'oppose à l'existence d'un quelconque état d'un système quantique avant toute mesure. En effet, il n'existe pas de preuve que cet état existe avant son observation et le supposer amène à certaines contradictions.
Or, si deux particules sont émises et qu'une relation de conservation existe entre une de leurs propriétés (par exemple, la somme de leurs spins doit être nulle, c'est-à-dire qu'il y a intrication de l'état du système de ces deux particules), la connaissance de l'état de la première après une mesure effectuée sur celle-ci nous informe de l'état dans lequel se trouve la seconde particule après une mesure effectuée sur celle-là plus tard : si la mesure sur la première particule a donné "+", et que la première particule se trouve donc dorénavant dans l'état "+", la mesure sur la seconde donnera toujours "-". Un des biais logiques est que cette dernière particule peut, à l'instant de la mesure, se trouver à une distance aussi grande qu'on le veut dans l'univers observable de la première; la ligne d'univers qui relie les deux événements "mesure sur la particule 1" et "mesure sur la particule 2" de l'espace-temps peut même être une courbe de genre espace, et la seconde particule ne peut donc absolument pas, dans ce dernier cas, "être informée" de quelque façon que ce soit de l'état dans lequel se trouvait la première après la mesure. Comment croire, dans ces conditions, que l'état dans lequel on trouve la seconde particule après la mesure n'était pas déterminé dès le départ, en contradiction avec la représentation de Copenhague ?
Albert Einstein n'a jamais accepté le concept d'influence instantanée à distance impliqué par l'interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, concept qu'il qualifiait "d'action surnaturelle à distance". Le débat entre Einstein et Bohr sur ce paradoxe a duré 20 ans, jusqu'à la fin de leurs vies.
 

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