L exploration de l inconscient

L’exploration de l’inconscient

Nous avons vu que la CONSCIENCE, si chère à de nombreuses sciences, depuis les neurosciences jusqu’à la médecine, en passant par la physique quantique, ne serait que la partie visible de l’iceberg de la psyché humaine. Pour appréhender le tableau dans son ensemble, il est nécessaire d’y ajouter ce qui n’est pas conscient, ce qui est sous le conscient, le subconscient, ou l’INCONSCIENT. Lorsqu’on creuse un peu, en étudiant les textes de psychologie, on constate qu’il y a du monde  sous le couvercle.

Freud et ses successeurs ont établi une classification de l’inconscient.

Au niveau le plus basique se trouve le « ça » du « C’est plus fort que moi ». C’est l’expression des pulsions les plus primaires, telles celles gérées par le cerveau reptilien. Le Ça est très puissant, incontournable. Par exemple, il est connu que la soif fait délirer jusqu’à perdre la raison. Si on devait le relier à un centre énergétique, il est évident qu’il serait connecté au premier chakra, situé au niveau de l’anus.

Autre instance freudienne, le Surmoi représente l’autorité basée sur une structure morale déterminant les notions de bien et de mal de façon dichotomique, sans nuance. En cela, on peut dire que l’expression du Surmoi se situe au niveau du cerveau limbique alors que c’est le cortex préfrontal qui apporte la nuance et le discernement nécessaires à tout jugement tendant vers la justesse. Nous agissons souvent en obéissant à notre Surmoi, ce qui est plus confortable que de se remettre en question. Par exemple, répondre à l’injonction « travaille ! » permet d’agir sans la culpabilité qui pourrait apparaître en se délassant si notre surmoi classe cette pratique dans les interdits. Les codes sociaux, religieux ou moraux constituent également une grosse part de notre Surmoi. Nous remarquerons que l’écoute aveugle du surmoi, basée sur des certitudes d’être dans le bon droit et le bon chemin, peut entraîner toute sorte de dérives comportementales ou idéologiques.

Le « Moi » est la troisième instance dont une partie se situe au niveau de l’inconscient. Il est le siège et l’expression de l’ego et de l’identité. On peut le relier au troisième chakra, situé au niveau du ventre, juste sous le nombril. Un Moi équilibré permet de s’affirmer dans le calme et la justesse, alors que, bien souvent à cause de blessures non guéries, l’atrophie ou l’hypertrophie de l’ego peuvent entraîner une grande timidité et des difficultés relationnelles, ou au contraire toute sorte de manifestations égoïstes ou égocentriques.

Il est difficile de retrouver dans cette description élémentaire de l’inconscient ce qui correspond à l’être dans l’ancienne expression des stoïciens : VOLENTEM DUCIT, NOLENTEM TRAHIT, qui se traduit par : Si tu es consentant, ton être te guide, si tu es récalcitrant, il te conduit par force.

C’est certainement la notion de « Soi », introduite par Carl Gustav Jung, qui est le meilleur candidat à ce rôle. Il est assez complexe de décrire très précisément le Soi tel que décrit par Jung et cet exercice peut rapidement dériver en jouxte conceptuelle, écueil que nous chercherons à éviter. Le Soi est souvent donné comme synonyme de l’âme et représentant le guide vers l’individuation. Nous le considérerons la partie la plus élevée de l’inconscient, qui n’a d’autre aspiration qu’à nous faire vivre le plus efficacement possible notre incarnation. Le but de toute démarche d’écoute de l’inconscient sera alors de retrouver cette guidance du Soi vers l’individuation.

La question qui surgit juste alors, et que nous aborderons prochainement, est d’apprendre à mieux écouter les messages de notre inconscient, à en discerner les sources et les raisons, de sorte à en percevoir l’essence et à pouvoir les utiliser tels des panneaux indicateurs sur notre route.

 

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