09/13 Dynamique de groupe la puissance de l’amour

Dynamique de groupe : la puissance de l’amour

L’être humain est un animal sans griffe ni carapace qui doit sa survie à son organisation en groupe. C’est un mammifère grégaire, ce qui implique des dominations, des luttes, des confrontations, des alliances. Actuellement le niveau d’organisation collective se traduit par des codes sociaux qui ont tendance à nous éloigner de notre nature profonde en nous imposant d’avancer masqués. Et vivre en-dehors de notre authenticité crée des tensions.

Il existe cependant de plus en plus de lieux où des personnes se réunissent en décidant de changer les règles du jeu et d’être authentiques. Sous la conduite d’un(e) ou plusieurs animateurs, ils choisissent d’explorer une aventure intérieure qui les rapproche de leur authenticité et, par effet induit, des autres. On retrouve ces constantes dans toutes les dynamiques de groupe, quels que soient les techniques utilisées ou les philosophies enseignées.

Le démarrage.

En dépit des volontés affichées de s’ouvrir aux autres, il n’est pas facile de sortir de sa zone de confort. La prise de contact avec les lieux et la rencontre avec les participants sont un moment unique et irremplaçable. « On n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression » dit un principe fondamental. C’est le moment où chacun recherche ses marques et son espace de familiarité. Les habitués ont tendance à se regrouper, renforçant alors le sentiment d’exclusion du nouvel arrivant. Il est fondamental d’installer la confiance dés le début, et c’est un art délicat. Tout le travail de l’équipe d’accueil est de mettre à l’aise, en observant bien ce qui se passe. Car ces premiers instants sont une source d’information précieuse qui pourra être judicieusement utilisée ultérieurement.

Briser la glace.

Nous avons tous notre bulle de protection, notre zone d’intimité infranchissable. A la fois inhérente à l’espèce humaine et culturelle, la taille de cette dernière varie en fonction de plusieurs facteurs, dont le milieu initial. Ainsi, les latins et les orientaux ont le contact physique plus aisé que les anglo-saxons. Cette barrière ainsi que celle de la parole est franchie dans la plupart des stages, au rythme de chacun. C’est ce qui ouvre un autre espace, permettant davantage de familiarité, puis d’authenticité.

Le déballage.

Après le temps d’accoutumance, nous voilà dans le vif du sujet. Nous avons vu que nos inconscients recèlent de nombreuses mémoires et que leur exploration libère des clés pour avancer. En ajoutant à cela la dynamique de l’émotionnel, les ingrédients sont réunis pour allumer un joli feu d’artifice. Une participante à un stage m’a écrit qu’elle comparaît son expérience aux deux sauts qu’elle avait effectués dans sa vie, l’un en parachute, l’autre en parapente. A ceci près que c’était à l’intérieur d’elle-même que s’était effectué ce saut nouveau. Le mitan des stages correspond à la phase la plus active, la plus intense et, on pourrait parfois dire la plus houleuse, tant l’inconscient sait que « c’est le moment ». Loin du port, l’aventure est la plus chargée. C’est à ce moment là que l’expression des souffrances, des sentiments, des empathies, est la plus authentique. « Je ne verrai plus jamais l’être humain de la même façon ». Ce témoignage d’un stagiaire en milieu de semaine résume bien ce qui est vécu. Et en effet, une semaine de stage apprend plus sur la nature humaine que des dizaines de livres. C’est dans ces conditions que je suis tombé amoureux de l’être humain. Fasciné par sa diversité, sa richesse, et toutes les potentialités qui ne demandent qu’à s’exprimer, et qu’il est si beau de voir fleurir, en soi-même, et chez les autres.

La puissance de l’amour

Inévitablement, lorsque la sincérité s’exprime, la compassion s’invite, et les bras s’ouvrent et accueillent. L’ouverture de cœur est naturelle chez l’être humain, bien qu’elle ne soit pas encouragée dans la vie sociale. Quand il est possible de changer les règles, d’autres formes d’interactions sociales se mettent en place. Dans pratiquement tous les stages, les participants estiment avoir eu la chance de se retrouver avec un groupe exceptionnel, particulièrement ouvert et accueillant. En réalité, cette alchimie de l’amour et du partage n’est pas inaccessible et le miracle se reproduit chaque fois.

Le retour

La fin d’un stage est toujours émouvante. Quelques jours partagés dans la sincérité et l’ouverture de cœur créent des liens intenses, au regard de la platitude qui se vit souvent au quotidien.

Il faut pourtant revenir, retourner au travail, et prendre le temps d’intégrer ce qui s’est vécu durant ce voyage initiatique. A la façon d’un produit concentré, il faut une certaine durée pour digérer. Selon les techniques employées, il est possible de continuer certaines pratiques et de s’installer dans une discipline nouvelle. Le regard sur le quotidien change, il faut s’y habituer.

Cependant, il ne s’agit pas de s’endormir sur des acquis. Aussi intense qu’ait été le stage, le cheminement ne se fait pas tout seul. Il ne faut pas laisser la poussière recouvrir les instantanés, et continuer à suivre son chemin.

 

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